A chaque être son empreinte.
Quelle est l’empreinte que je laisse à chacun de mes déplacements ? Dans ces lieux que j’emprunte ? Et ces personnes que je croise ? Ne dépendrait-elle pas de ces empreintes déjà inscrites en moi, dans mon corps ?
A chacun.e d’en faire sa propre réflexion ou plutôt d’en explorer le contenu.
Jeune adulte, je découvre mon corps à un moment “crucial” de ma vie. A cet instant même je ne suis plus maître de mon corps, je ne le dirige plus comme auparavant. Je suis prise d’attaque de panique. Et quelle panique ! Moi qui croyais contrôler… pas du tout. Mon corps s’immobilise pendant que mon mental lui, panique. Au secours !
Nietzsche a dit : « One must still have chaos within oneself to give birth to a dancing star. »
« Il faut avoir en soi du chaos pour donner naissance à une étoile dansante.»
Le jour où j’ai lu cette phrase, j’ai eu un sentiment de soulagement..
Le corps… le mouvement
Enfant, je danse, beaucoup. J’aime me déguiser, je m’invente un monde à moi, un monde secret et imperméable aux influences extérieures ; sorte de refuge et d’ouverture à la créativité… jusqu’à mon adolescence.
Dès lors, j’exclue la danse, la créativité. Je suis en désaccord avec moi-même et en totale rébellion. Les méthodes d’apprentissage artistiques qui me sont proposées ne me conviennent plus car elle ne me laissent que peu de place à l’expression libre.s
J’ai 16 ans. Maman meurt. Soudain le vide, le noir. Elle n’est plus … Elle devient cette femme encore fillette dans son âme. Elle s’évite, elle s’abandonne une deuxième fois pour survivre à la douleur..
Les responsabilités que je m’impose m’éloigne de mon essence. Le manque, le vide je le comble par la destruction de mon âme. Mais il y a la photo, l’image, le détail, les formes, le mouvement qui captivent mon attention… et puis… il y a ce moment où tout s’arrête. Stop. Le Corps se fige.
Je suis prisonnière dans mon propre corps, je me sens prisonnière de tout ce qui est. J’ai peur. Je panique.
Sur les conseils de ma tante, je vais voir un psychothérapeute pour m’aider à « gérer » mes attaques de panique car je veux garder le contrôle ou dois-je dire « l’illusion » du contrôle. Quelques séances de relaxation et des exercices de respiration et ça va mieux. Aussi me propose-t-il de lui parler. Il veut que je lui parle. Ok mais de quoi ? De moi ? Pour quoi faire ? Je ne le connais pas et je n’ai rien à lui dire. Merci mais ce n’est pas pour moi.
C’est alors que sur les conseils d’une copine de formation, j’accepte de rencontrer son ami qui est kinésiologue. Kiné quoi ? Kinésiologue ! Ok aucune idée de ce vers quoi je me dirige, mais j’y vais et mieux encore j’y reviens.
Pendant près d’un an, je vais à ma séance de kinésiologie toutes les 3/4 semaines, c’est comme un rituel pour moi comme quand mes parents m’envoyaient à la messe tous les samedis. Cette fois, c’est mieux car c’est ma décision. Il me donne un flacon avec des essences de fleurs que je prends avec moi à chaque fin de séance ! J’adore et en plus, mes attaques de panique se sont atténuées. Il me parle quelques fois de mon père, de mes poumons, de ma tristesse. Je ne retiens pas tout et je n’ai pas la réponse à toutes ses questions mais je me sens mieux. Ah oui, je me souviens de cette soirée chez moi, nous fêtions l’anniversaire de mon cousin avec tous ses copains.es. J’aimais bien faire le « clown » (Fleur de Bach Agrimonie) et je me rappelle ce moment, en repensant à cette soirée, et de ce sentiment de profonde tristesse, la seule chose qu’ils voyaient étaient la fille amusante, personne ne voyait l’essentiel : ma tristesse et ma profonde solitude. Ce fût le dernier show du clown triste.
Et à la fin de ma formation, c’est décidé, il est temps de partir à l’aventure. I’m going to England ! De l’Angleterre je pars sur les terre aborigènes de l’Australie. Et c’est grâce au voyage que je découvre d’autres intérêts que la photographie comme les langues et les traditions aborigènes. Des traditions mêlant l’art à la danse à des fins de guérison. Ces expériences, la variété des lieux et les rencontres me font prendre conscience qu’en définitif la condition humaine n’a de cesse de m’interpeller et d’attiser ma curiosité.
Toutes ces étapes de vie qui m’ont fait réaliser le besoin de comprendre ce qui était en moi et surtout cette perpétuelle et fondamentale recherche d’équilibre.
J’étudie en Australie, l’art thérapie transpersonnelle, ce qui me permet d’acquérir une bonne connaissance de l’être humain de façon globale à travers l’art et la science.
En parallèle, je reçois ma première initiation à la Shamanic Trance Dance ; inspirée d’un rituel de danse réalisé par certains peuples indigènes depuis plusieurs siècles, visant à passer par le corps pour guérir l’âme.
Cet enseignement me plonge donc dans le corps et ravive les événements du passé. Je ne pensais pas que cela allait réveiller en moi autant d’émotions liées aux souffrances d’un passé que j’essayais d’oublier.
Dans ce rituel de danse, le corps et la voix reprennent leur place. Ainsi, les blessures enfouies du passé ressurgissent dans la conscience, mêlant toutes sortes d’émotions et le procédé d’intégration et de guérison peut alors prendre place.
La « re-connaissance » de soi s’effectue dans l’absence de contrôle du mouvement et l’abandon de toutes connaissances acquises. Il se peut que le temps et l’espace se dissipent, que le mental ne fasse plus qu’un avec la matière et l’univers.
Suite à cette découverte, je ressens le besoin d’approfondir ces expériences de danse shamanique et en parallèle j’oriente mes études dans la Danse Thérapie ce qui permet de faire le lien corps/psyche.
C’est dans cette logique que je décide de poursuivre mes recherches dans un Master en dance movement psychotherapy en Angleterre. Malgré le contenu théorique et pratique dense, j’éprouve alors une très grande satisfaction de découvrir les bénéfices de cette approche thérapeute en milieu scolaire, dans les centres hospitaliers, les maisons de retraite, les centres de soin psychologiques, les écoles (Autisme, TDAH), les milieux associatifx (réfugiés, sans-abris, femmes seules, enfants séparés de leur famille, etc…).
Après toutes ces années, après être restée sur ma faim quant à l’exploration de la danse comme moyen d’expression, je retourne à la danse, le mouvement, la psychothérapie… et la kinésiologie. Au plus proche du corps et mieux encore, à son écoute.
Actuellement, je suis dans ma deuxième année de formation en kinésiologie, à l’IEK de Toulouse, membre de la Fédération Française de Kinésiologie et dirigé par mon premier kinésiologue qui m’a montré le chemin de la connaissance du corps vers soi.
J’approfondis la science du mouvement dont l’objectif est de faire le lien avec l’aspect émotionnel, psychique, structurel et biochimique de l’humain.
Ton empreinte
Quelle est ton empreinte ?
Je te propose, je vous propose des consultations individuelle en kinésiologie et des groupes de danse thérapie et expression corporelle.
Approches de la kinésiologie :
- Santé par le toucher – Touch for health
- Edu-Kinésiologie – Brain Gym
- Réflexes archaïques
- Techniques de défusion de stress émotionnel
- Les 5 éléments
- 14 Tests
- Fleurs de Bach / Perelandra / Roses
Approches de la danse thérapie :
- Laban Movement Analysis LMA
- Autentic Movement, S. Whitehouse
- Choregraphe, Yvonne Berge
- Irpecor, Benoît Lesage
- 5 Rythmes, Gabrielle Roth
- Movement Medicine, Ya’akov et Susanna Darling Khan
- et bien d’autres chercheurs du corps
… on danse en fonction du rapport au corps qu’on entretient. B. Lesage


